Taxe foncière en hausse, les villes moyennes résistent mieux
L’indice de Maslow note 200 communes de 0 à 100 selon leurs ventes et leur taxe foncière entre 2021 et 2025, mais sa lecture demande de la prudence.
Les villes qui ont le mieux encaissé la hausse de la taxe foncière depuis 2021 ne sont pas forcément les grandes métropoles : ce sont plutôt des villes moyennes qui ressortent en tête de l’Indice d’attractivité fiscale publié par la plateforme d’investissement locatif Maslow, selon Challenges, qui a dévoilé cette étude en exclusivité début octobre 2026. Avant d’y chercher une piste pour acheter un logement, mieux vaut comprendre ce que mesure exactement ce classement.
En bref
- L’étude Maslow couvre 200 communes parmi les plus peuplées, chacune avec plus de 200 ventes annuelles.
- La note de 0 à 100 repose à 60 % sur les ventes et à 40 % sur la taxe foncière, d’après la DGFiP.
- Le classement ne désigne pas les villes où investir ni celles où revendre.
- En 2026, moins de 14 % des communes ont relevé leur taux, selon la DGFiP.
Un impôt qui grimpe, des ventes qui reculent
Le point de départ de l’étude tient en deux mouvements opposés, observés dans le même panel de communes entre 2021 et 2025.
Le premier chiffre est une médiane, et ce détail compte. Il ne décrit pas la facture de chaque propriétaire : il coupe le panel en deux, une moitié des villes ayant subi une augmentation inférieure, l’autre une augmentation supérieure. Autrement dit, selon la commune où se situe votre bien, l’écart avec ces 18,6 % peut être sensible dans un sens comme dans l’autre. Le second chiffre, lui aussi médian, traduit un net ralentissement des transactions, répété année après année. L’étude constate ces deux évolutions simultanées, sans établir que l’une explique l’autre.
Comment Maslow construit sa note sur 100
Il s’agit de la deuxième édition de cet indice. Son principe : plus la note d’une commune est élevée, mieux elle conjugue un marché immobilier qui tient et une taxe foncière dont la progression reste modérée.

| Paramètre | Ce qu’il recouvre |
|---|---|
| Périmètre | 200 communes parmi les plus peuplées de France |
| Seuil d’activité | Plus de 200 ventes enregistrées par an |
| Échelle | Note de 0 à 100 |
| Poids des ventes | 60 % de la note |
| Poids de la taxe foncière | 40 % de la note |
| Origine des données | DGFiP |
La pondération penche donc vers la vitalité du marché : une ville où les transactions résistent peut compenser une hausse fiscale un peu plus marquée, et inversement une fiscalité sage ne suffit pas si les ventes s’effondrent.
Lire le classement sans en faire un palmarès d’investissement
Le résultat le plus parlant de cette édition concerne la taille des villes : les grandes métropoles ne dominent pas, et les villes moyennes s’en sortent mieux, d’après l’article de Challenges.
Pour un projet concret, la note sert donc de repère sur la trajectoire fiscale locale, à compléter par d’autres critères comme la demande locative ou les prix, que traite notre guide pour réussir un investissement locatif. Le fonctionnement de l’impôt lui-même est détaillé dans notre dossier sur la taxe foncière en France.
2026, une pause après dix ans de hausse
Les données nationales plus récentes tracent un contraste net entre l’année en cours et la décennie écoulée :
- En 2026, la taxe foncière n’augmente que de 0,8 % à l’échelle du pays, et moins de 14 % des communes ont voté un relèvement de leur taux, selon la DGFiP.
- Entre 2014 et 2024, la taxe foncière moyenne a progressé de 37,3 %, d’après une étude de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) parue en novembre 2025.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Paparazzi Ratzfatzzi. Licence Pexels.