EN BREF

  • 🏠 Loi Pinel : comment profiter de la dĂ©fiscalisation immobiliĂšre — Pour les souscriptions rĂ©alisĂ©es avant le 1er janvier 2025, la rĂ©duction d’impĂŽt reste accessible en contrepartie d’un engagement de location de 6, 9 ou 12 ans (choix stratĂ©gique selon horizon). En 2025, les taux applicables sont rĂ©visĂ©s (environ 9 % pour 6 ans, 12 % pour 9 ans, 14 % pour 12 ans) avec des plafonds d’investissement (≈ 300 000 € et 5 500 €/mÂČ) et le plafond des niches fiscales Ă  10 000 € par foyer : il faut donc peser rendement fiscal et rĂ©alitĂ© locative.
  • 🔧 Denormandie — Option pertinente pour l’ancien Ă  rĂ©nover en villes moyennes : travaux obligatoires reprĂ©sentant au moins 25 % du coĂ»t total, rĂ©alisĂ©s par un artisan RGE, et rĂ©duction d’impĂŽt rĂ©partie sur 9 ou 12 ans (montants plafonnĂ©s). Avantage : l’amĂ©lioration Ă©nergĂ©tique sert de levier fiscal, mais l’Ă©ligibilitĂ© gĂ©ographique et la qualitĂ© des travaux sont dĂ©terminantes.
  • 📉 DĂ©ductions fiscales (dĂ©ficit foncier) — Louer vide permet de dĂ©duire charges et travaux des revenus fonciers ; si le solde est nĂ©gatif, une partie peut s’imputer sur le revenu global dans des limites annuelles (plafond standard ≈ 10 700 €, temporairement majorĂ© sous conditions). StratĂ©gie dĂ©fendable pour rĂ©duire la base imposable sans contracter Ă  un dispositif spĂ©cifique, mais nĂ©cessite une planification des travaux et une attention aux rĂšgles de report.
  • đŸ’Œ Alternatives et leviers complĂ©mentaires — Pour des profils recherchant souplesse ou optimisation patrimoniale : les SCPI fiscales offrent une dĂ©fiscalisation Ă  ticket rĂ©duit et une gestion dĂ©lĂ©guĂ©e (attention Ă  la liquiditĂ©), le dĂ©membrement/nue‑propriĂ©tĂ© rĂ©duit l’IFI et les impĂŽts locaux pendant la pĂ©riode de dĂ©membrement, tandis que Malraux et les monuments historiques permettent des rĂ©ductions beaucoup plus Ă©levĂ©es (conditions strictes, obligations de location et de conservation).

La Loi Pinel reste un sujet central pour qui veut rĂ©duire son impĂŽt via l’immobilier locatif, mĂȘme si le dispositif a cessĂ© d’ĂȘtre proposĂ© aux nouveaux souscripteurs aprĂšs le 31 dĂ©cembre 2024. Pour les investisseurs ayant signĂ© un contrat avant cette date, la mĂ©canique demeure attractive : une rĂ©duction d’impĂŽt calculĂ©e sur le prix d’achat en Ă©change d’un engagement de location de six, neuf ou douze ans. Mais profiter rĂ©ellement de cette dĂ©fiscalisation exige plus qu’un calcul de taux — il faut respecter les plafonds de loyers, les limites de ressources des locataires et, parfois, les exigences Ă©nergĂ©tiques du Pinel Plus. Par ailleurs, la durĂ©e choisie influe directement sur l’économie d’impĂŽt et sur la revalorisation potentielle du patrimoine. Dans ce contexte, l’argument central est simple : la rĂ©duction fiscale ne doit pas supplanter l’analyse du marchĂ© et la qualitĂ© du bien. Investir pour optimiser son impĂŽt sans vĂ©rifier demande locative, prix rĂ©el et perspectives de revente, c’est risquer de fragiliser son rendement global.

Dispositif Pinel : une rĂ©duction d’impĂŽt Ă  la carte

Le dispositif Pinel a Ă©tĂ© un pilier de la dĂ©fiscalisation immobiliĂšre jusqu’au 31 dĂ©cembre 2024. Pour les investisseurs ayant signĂ© avant le 1er janvier 2025, il restait possible d’obtenir une rĂ©duction d’impĂŽt liĂ©e Ă  l’achat et Ă  la mise en location d’un logement neuf ou vendu en VEFA, sous conditions strictes. L’originalitĂ© de ce mĂ©canisme rĂ©side dans la libertĂ© de choix de la durĂ©e d’engagement : six, neuf ou douze ans, avec la possibilitĂ© de renouveler par tranches de trois ans jusqu’Ă  douze ans au total.

Choisir la durĂ©e, c’est arbitrer entre immĂ©diatetĂ© de la rĂ©duction et flexibilitĂ© patrimoniale. En 2025, les taux applicables pour les contrats conclus avant la fin 2024 se sont ajustĂ©s : 9 % pour six ans, 12 % pour neuf ans et 14 % pour douze ans, appliquĂ©s dans la limite de 300 000 € par opĂ©ration et de 5 500 €/mÂČ. Ces pourcentages diffĂšrent sensiblement des taux antĂ©rieurs (par ex. 10,5 % / 15 % / 17,5 % en 2023), d’oĂč l’importance d’analyser le calendrier des engagements avant tout achat.

Le dispositif impose des contraintes opĂ©rationnelles : plafonds de loyers, limites de ressources des locataires, et normes techniques (RT 2012 ou Ă©quivalent). Il autorise toutefois la location Ă  des proches hors foyer fiscal, ce qui peut offrir une solution pratique pour sĂ©curiser l’occupation du logement. La rĂ©duction d’impĂŽt reste soumise au plafonnement global des niches fiscales fixĂ© Ă  10 000 € par an et par foyer. Pour des informations dĂ©taillĂ©es et des simulations, les sites spĂ©cialisĂ©s offrent des guides pratiques, par exemple Investissement-Locatif ou Programme-Neuf-Immobilier.

Dispositif denormandie : ancien avec travaux de rénovation dans les villes moyennes

Le dispositif Denormandie vise Ă  revitaliser les centres urbains des villes moyennes en associant acquisition et rĂ©novation Ă©nergĂ©tique. ProlongĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027, il offre une rĂ©duction d’impĂŽt rĂ©partie sur 9 ou 12 ans, avec un montant maximal de 54 000 € ou 63 000 € selon la durĂ©e choisie. L’atout rĂ©side dans la prise en compte des travaux au mĂȘme titre que le prix d’achat pour le calcul de la base fiscale, ce qui peut majorer significativement l’assiette Ă©ligible.

Les conditions sont strictes : les travaux doivent reprĂ©senter au moins 25 % du coĂ»t total de l’opĂ©ration et viser principalement l’amĂ©lioration des performances Ă©nergĂ©tiques. De plus, les interventions doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es par des artisans RGE (Reconnu garant de l’environnement), ce qui exclut l’auto-rĂ©alisation pour la demande de l’avantage fiscal. La conformitĂ© administrative et technique est dĂ©terminante : sans facture RGE, l’avantage disparaĂźt.

Le mĂ©canisme reprend une grande partie des rĂšgles du Pinel en matiĂšre de plafonds de loyers et de ressources des locataires, et il impose que le bien soit situĂ© dans une commune Ă©ligible (action « CƓur de ville » ou ORT). Pour un investisseur ciblant la rĂ©novation, Denormandie permet de combiner impact territorial et optimisation fiscale, mais exige une maĂźtrise des travaux et du calendrier. Des ressources pratiques permettent d’approfondir les critĂšres d’Ă©ligibilitĂ© et les obligations, notamment sur ToutSurMesFinances.

Loi Malraux : défiscalisation immobiliÚre pour grosses fortunes

La loi Malraux s’adresse Ă  des investisseurs prĂȘts Ă  financer des opĂ©rations lourdes de restauration dans des secteurs protĂ©gĂ©s (secteurs sauvegardĂ©s, quartiers anciens dĂ©gradĂ©s). Elle se distingue par des taux de rĂ©duction Ă©levĂ©s (gĂ©nĂ©ralement 22 % ou 30 %) appliquĂ©s au montant des travaux, et par un plafond de dĂ©penses plafonnĂ© Ă  400 000 € sur une pĂ©riode de quatre ans. Ce dispositif se rĂ©vĂšle particuliĂšrement attractif lorsque le volume de travaux est important et l’objectif fiscal consĂ©quent.

La rĂ©duction Malraux Ă©chappe au plafonnement des niches fiscales, ce qui en fait un outil puissant pour rĂ©duire fortement l’impĂŽt. L’engagement de location est requis pendant neuf ans Ă  compter de l’achĂšvement des travaux, et les contraintes architecturales et administratives sont Ă©levĂ©es : intervention frĂ©quente des Architectes des BĂątiments de France, respect du patrimoine et parfois ouverture partielle au public. Ces conditions rendent l’opĂ©ration coĂ»teuse en temps et en coordination, mais offrent une rĂ©duction d’impĂŽt significative pour des portefeuilles patrimoniaux robustes.

La cible de la loi Malraux n’est pas le petit investisseur mais celui qui peut supporter des opĂ©rations de grande envergure et des dĂ©lais de valorisation parfois longs. Les risques comprennent la complexitĂ© des procĂ©dures, la dĂ©pendance Ă  l’issue des autorisations et des alĂ©as techniques. Pour une lecture approfondie des mĂ©canismes et des implications patrimoniales, les guides d’assurance et immobilier dĂ©taillent les conditions et Ă©tudes de cas, par exemple sur MAIF – guide investissement locatif.

Les dĂ©ductions fiscales de l’investissement locatif : dĂ©ficit foncier, Loc’Avantages et monuments historiques

Au-delĂ  des lois d’incitation, des mĂ©canismes de droit commun offrent des leviers efficaces. Le dĂ©ficit foncier permet de dĂ©duire des revenus fonciers les charges rĂ©elles (travaux, charges de copropriĂ©tĂ© hors intĂ©rĂȘts d’emprunt, etc.) lorsqu’elles dĂ©passent les recettes locatives. Si le rĂ©sultat foncier est nĂ©gatif et ne peut ĂȘtre imputĂ© sur les revenus fonciers, une partie des charges (hors intĂ©rĂȘts) peut ĂȘtre dĂ©duite du revenu global dans la limite annuelle de 10 700 €. Cette limite peut ĂȘtre majorĂ©e, sous conditions, Ă  21 400 € pour des travaux de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique rĂ©alisĂ©s avant le 31 dĂ©cembre 2025.

Le mĂ©canisme produit deux effets : rĂ©duction de l’imposition des revenus fonciers et, potentiellement, rĂ©duction de l’impĂŽt sur le revenu lors d’une imputation sur le global. L’exemple chiffrĂ© montre qu’un contribuable au taux marginal de 45 % peut obtenir une Ă©conomie fiscale substantielle (jusqu’Ă  environ 4 815 € pour un dĂ©ficit imputĂ© sur le revenu global). Le report des charges non imputĂ©es sur les annĂ©es suivantes est autorisĂ© mais limitĂ© aux revenus fonciers, ce qui nĂ©cessite une stratĂ©gie de temporalitĂ© pour maximiser l’avantage.

La rĂ©forme Loc’Avantages (ex-Cosse) propose une alternative pour les bailleurs pratiquant des loyers dĂ©cotĂ©s : des taux de rĂ©duction allant de 20 % Ă  65 % selon la dĂ©cote et le recours Ă  un intermĂ©diaire, avec conventionnement Ă  l’Ă©chelle communale et suppression du zonage. Enfin, l’investissement en monuments historiques reste la seule dĂ©fiscalisation totalement dĂ©plafonnĂ©e : le dĂ©ficit gĂ©nĂ©rĂ© est imputable sur le revenu global sans plafond, Ă  condition de conserver le bien 15 ans et de respecter les obligations de conservation et, parfois, d’ouverture au public. Pour une mise en perspective des dispositifs et du choix adaptĂ©, voir Guide-Immobilier et ToutSurMesFinances.

Alternatives et stratégies : SCPI fiscales, nue-propriété et démembrement

Les stratĂ©gies d’optimisation fiscale ne se limitent pas Ă  l’achat direct de biens. Les SCPI fiscales permettent d’accĂ©der Ă  des programmes Pinel, Malraux, ou dĂ©ficit foncier via l’achat de parts, avec un ticket d’entrĂ©e souvent bien infĂ©rieur Ă  l’acquisition d’un logement. L’avantage est double : dĂ©lĂ©gation complĂšte de la gestion locative Ă  la sociĂ©tĂ© de gestion et possibilitĂ© d’ajuster la dĂ©fiscalisation « Ă  l’euro prĂšs » pour les contribuables proches du plafonnement des niches. La contrepartie est une moindre liquiditĂ© des parts et des horizons de dĂ©tention souvent plus longs.

Le dĂ©membrement (nue-propriĂ©tĂ©/usufruit) est une arme patrimoniale pour rĂ©duire l’assiette taxable Ă  l’IFI et limiter l’exposition aux impĂŽts locaux durant la pĂ©riode de dĂ©membrement. Acheter la nue-propriĂ©tĂ© d’un bien permet de payer un prix dĂ©cotĂ© et d’Ă©chapper aux revenus fonciers et taxes connexes pendant la durĂ©e du dĂ©membrement, en contrepartie d’une indisponibilitĂ© du bien pendant cette pĂ©riode. L’usufruit locatif social (ULS) dĂ©cline cette logique appliquĂ©e au logement social.

Un tableau synthétique éclaire le choix entre options :

Dispositif Réduction / avantage Durée minimale Contraintes principales
Pinel (contrats avant 2025) 9% / 12% / 14% (6/9/12 ans) 6 Ă  12 ans Plafonds loyers/ressources, zone, prix
Denormandie Jusqu’Ă  54 000€ / 63 000€ 9 ou 12 ans Travaux ≄25%, RGE obligatoire
Malraux 22% ou 30% sur travaux (max 400k/4 ans) Location 9 ans Contraintes patrimoniales et administratives
Monuments historiques Déficit non plafonné Conservation 15 ans Obligations de conservation et complexité

Avant de choisir, il est essentiel de comparer coĂ»ts opĂ©rationnels, liquiditĂ©, horizon de dĂ©tention et contrainte administrative. Les SCPI fiscales et le dĂ©membrement sont des leviers complĂ©mentaires permettant d’adapter la stratĂ©gie Ă  la tolĂ©rance au risque, Ă  la fiscalitĂ© personnelle et Ă  la volontĂ© de gestion. Pour approfondir les mĂ©canismes et rĂ©aliser des simulations, consultez des ressources spĂ©cialisĂ©es comme ToutSurMesFinances ou Investissement-Locatif.

SynthÚse argumentée : comment tirer parti du dispositif Pinel

Pour qui veut rĂ©duire son impĂŽt tout en constituant un patrimoine, le Pinel restait un outil puissant — Ă  condition de l’utiliser avec discernement. MĂȘme si le dispositif a pris fin au 31 dĂ©cembre 2024, les investisseurs ayant souscrit avant cette date conservent des droits : choisir la durĂ©e d’engagement (6, 9 ou 12 ans) demeure dĂ©terminant, car elle fixe le taux de rĂ©duction d’impĂŽt (en 2025 : 9%, 12% ou 14% selon la durĂ©e). Cette mĂ©canique fiscale n’est intĂ©ressante que si l’achat respecte les plafonds lĂ©gaux (300.000 euros maximum et 5.500 €/mÂČ de base) et les rĂšgles de location (plafonds de loyers et de ressources des locataires).

Exiger la conformitĂ© Ă©nergĂ©tique et la localisation en zones tendues reste non nĂ©gociable : ces critĂšres conditionnent l’éligibilitĂ© et la valorisation future du bien. Pour les acquĂ©reurs ayant visĂ© le Pinel Plus en 2023-2024, l’effort supplĂ©mentaire sur la performance Ă©nergĂ©tique permettait de conserver des taux avantageux — un exemple de logique oĂč la qualitĂ© du logement prime sur la seule dose fiscale.

Par ailleurs, il faut mesurer les alternatives ou complĂ©ments : le dĂ©ficit foncier offre une dĂ©duction directe des revenus imposables pour les travaux (avec plafonds et conditions), la loi Denormandie cible l’ancien Ă  rĂ©nover en villes moyennes, et la loi Malraux s’adresse aux opĂ©rations lourdes avec des rĂ©ductions plus Ă©levĂ©es. Les SCPI fiscales et le dĂ©membrement peuvent convenir Ă  ceux qui veulent mutualiser le risque ou optimiser l’IFI sans gĂ©rer un bien en direct.

En dĂ©finitive, profiter du Pinel exige une analyse rigoureuse : calculer l’impact fiscal net aprĂšs plafonnement des niches Ă  10.000 euros, vĂ©rifier la demande locative locale, anticiper les coĂ»ts (charges, travaux, gestion) et confronter l’économie d’impĂŽt Ă  la logique patrimoniale. L’arbitrage entre rendement locatif, gain fiscal et contrainte opĂ©rationnelle doit guider toute dĂ©cision d’investissement.

Loi Pinel : questions pratiques pour profiter de la défiscalisation immobiliÚre

Q : Qu’est‑ce que le dispositif Pinel et qui peut en bĂ©nĂ©ficier ?

R : Le dispositif Pinel est un mĂ©canisme de rĂ©duction d’impĂŽt accordĂ© en contrepartie de l’achat et de la mise en location d’un logement neuf (ou assimilĂ©), destinĂ© Ă  relancer l’offre locative de qualitĂ©. Il s’adresse aux contribuables rĂ©sidents fiscaux français ayant souscrit avant le 1er janvier 2025 pour pouvoir continuer Ă  en bĂ©nĂ©ficier selon les conditions alors en vigueur.

Q : Le dispositif Pinel est‑il encore disponible aujourd’hui ?

R : Non : le dispositif a Ă©tĂ© clos pour les nouvelles souscriptions le 31 dĂ©cembre 2024. Seuls les investisseurs ayant engagĂ© un acte Ă©ligible avant le 1er janvier 2025 peuvent prĂ©tendre aux avantages prĂ©vus par la rĂ©glementation applicable Ă  leur date d’engagement.

Q : Quels Ă©taient les taux et les modalitĂ©s de rĂ©duction d’impĂŽt applicables pour les souscriptions retenues ?

R : Pour les investissements Ă©ligibles avant 2025, la rĂ©duction se calculait sur une base plafonnĂ©e (300 000 € au maximum et 5 500 €/mÂČ) et dĂ©pendait de la durĂ©e d’engagement : 9 % pour 6 ans, 12 % pour 9 ans et 14 % pour 12 ans (avec une rĂ©partition distincte des montants annuels sur les 12 ans). Ces taux Ă©taient soumis au plafond global des niches fiscales fixĂ© Ă  10 000 € par an et par foyer fiscal.

Q : Quels sont les critĂšres d’éligibilitĂ© du logement en Pinel ?

R : Le bien doit ĂȘtre neuf (ou vendu en VEFA), situĂ© dans des zones Ă©ligibles, respecter des normes thermiques (RT 2012 ou Ă©quivalent) et faire l’objet d’un engagement locatif dans les 12 mois suivant la livraison. Chaque foyer fiscal peut bĂ©nĂ©ficier d’au maximum deux logements au titre du dispositif.

Q : Quelles obligations le bailleur doit‑il respecter pour conserver l’avantage fiscal ?

R : Le bailleur doit respecter les plafonds de loyers et les plafonds de ressources des locataires dĂ©finis par dĂ©cret, louer le bien durant la pĂ©riode contractuelle (6, 9 ou 12 ans) et mettre le logement en location dans le dĂ©lai imparti. Le non‑respect de ces conditions entraĂźne la remise en cause totale ou partielle de la rĂ©duction d’impĂŽt.

Q : Puis‑je louer mon bien Pinel à un membre de ma famille ?

R : Oui, la location Ă  un ascendant ou Ă  un descendant est possible Ă  condition que le locataire ne fasse pas partie du mĂȘme foyer fiscal que le bailleur et que les plafonds de ressources soient respectĂ©s.

Q : Qu’est‑ce que le Pinel Plus (ou Super Pinel) ?

R : Le Pinel Plus Ă©tait une variante permettant de maintenir des taux plus favorables sous rĂ©serve de performances Ă©nergĂ©tiques et de qualitĂ© supĂ©rieures du logement. Il a permis, en 2023‑2024, d’accĂ©der aux anciens taux Ă  condition de satisfaire des critĂšres techniques renforcĂ©s.

Q : Le Pinel s’appliquait‑il aussi Ă  l’ancien rĂ©novĂ© ?

R : Oui : jusqu’au 1er dĂ©cembre 2024, certains logements anciens rĂ©habilitĂ©s et remis Ă  neuf pouvaient bĂ©nĂ©ficier du rĂ©gime Pinel, ce qui permettait parfois de cumuler la rĂ©duction Pinel avec le mĂ©canisme du dĂ©ficit foncier.

Q : Quelles alternatives au Pinel pour défiscaliser en immobilier ?

R : Plusieurs dispositifs restent pertinents selon le profil et l’objectif : le Denormandie pour l’ancien Ă  rĂ©nover dans les villes moyennes, la loi Malraux pour la restauration d’immeubles classĂ©s, le rĂ©gime des monuments historiques (dĂ©duction illimitĂ©e), le dĂ©ficit foncier, la loi Cosse / Loc’Avantages, les SCPI fiscales et les montages en nue‑propriĂ©tĂ© / dĂ©membrement. Chacun prĂ©sente des avantages fiscaux diffĂ©rents et des contraintes spĂ©cifiques : localisation, durĂ©e d’engagement, travaux obligatoires, conditions de location et risques de liquiditĂ©.

Q : Que propose le dispositif Denormandie ?

R : Le Denormandie vise l’ancien Ă  rĂ©nover dans des villes moyennes engagĂ©es dans une revitalisation (label « CƓur de ville » ou ORT). Il exige que les travaux reprĂ©sentent au moins 25 % du prix d’acquisition, soient rĂ©alisĂ©s par un artisan RGE, et permet une rĂ©duction d’impĂŽt modulĂ©e sur 9 ou 12 ans (plafond global jusqu’à 54 000 € ou 63 000 € selon la durĂ©e).

Q : Qu’apporte la loi Malraux en matiĂšre de dĂ©fiscalisation ?

R : La loi Malraux offre une rĂ©duction d’impĂŽt Ă©levĂ©e (environ 22 % Ă  30 % selon la localisation) calculĂ©e sur le montant des travaux, dans la limite de 400 000 € de travaux sur une pĂ©riode de quatre ans. L’avantage Ă©chappe au plafonnement des niches fiscales, mais est conditionnĂ© Ă  une location pendant 9 ans et Ă  la situation du bien dans des secteurs protĂ©gĂ©s.

Q : En quoi consiste le dĂ©ficit foncier et comment l’utiliser ?

R : Le mĂ©canisme permet, pour un bailleur d’un logement vide, de dĂ©duire des revenus fonciers les charges dĂ©ductibles (travaux, rĂ©novations, etc.). Si les charges excĂšdent les revenus fonciers et que le solde ne concerne pas les intĂ©rĂȘts d’emprunt, une partie peut ĂȘtre imputĂ©e sur le revenu global dans la limite de 10 700 € (plafond temporairement portĂ© Ă  21 400 € sous conditions pour certains travaux de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique rĂ©alisĂ©s avant le 31/12/2025). Le surplus non imputĂ© est reportable sur les revenus fonciers des annĂ©es suivantes.

Q : Qu’est‑ce que la loi Cosse / Loc’Avantages ?

R : Le dispositif dit Loc’Avantages (ex‑Cosse) offre une rĂ©duction ou une dĂ©duction fiscale sur les revenus fonciers pour les propriĂ©taires qui louent Ă  des loyers infĂ©rieurs au marchĂ©, avec des taux variant de 20 % Ă  65 % selon la dĂ©cote et la prĂ©sence d’un intermĂ©diaire. Les conventions sont nationales (sans zonage) et durent gĂ©nĂ©ralement 6 ans.

Q : Pourquoi envisager une SCPI fiscale plutît qu’un achat direct ?

R : Les SCPI fiscales permettent d’accĂ©der Ă  des dispositifs (Pinel, Malraux, dĂ©ficit foncier, monuments historiques) avec un ticket d’entrĂ©e faible et sans gestion locative. Elles permettent de « dĂ©fiscaliser Ă  l’euro prĂšs » pour les contribuables proches du plafond des niches. En revanche, elles rĂ©clament un horizon long, prĂ©sentent des contraintes de revente et diluent la maĂźtrise sur les actifs sous‑jacents.

Q : Qu’apporte le dĂ©membrement (nue‑propriĂ©tĂ© / usufruit) en dĂ©fiscalisation ?

R : Le dĂ©membrement permet d’acquĂ©rir la nue‑propriĂ©tĂ© Ă  prix rĂ©duit et de sortir temporairement le bien de l’assiette de l’IFI, des impĂŽts locaux et des revenus fonciers. Le nu‑propriĂ©taire ne peut ni occuper ni louer le bien pendant la durĂ©e du dĂ©membrement (souvent 15 ans), mais rĂ©cupĂšre la pleine propriĂ©tĂ© Ă  son terme sans fiscalitĂ© supplĂ©mentaire sur la reconstitution.

Partagez maintenant.